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Avec l'apparition des premiers cas de Covid-19 en France, en janvier dernier, et la mise en place, à partir du 17 mars, du confinement de la population décidé par les autorités, la vie des entreprises a été largement bousculée.
Comment poursuivre l'activité en garantissant la protection de la santé des salariés et éviter la propagation de la maladie ? Télétravail, chômage partiel, réorganisation des flux, port d'EPI, changements de rythme, nettoyage ou désinfection répétés des locaux et ateliers… des entreprises ont dû redoubler d'imagination pour s'adapter à la situation.

CHAUDRONNERIE

Bruno Duval, P-DG de Savco et CCM, entreprises de chaudronnerie s’adressant aux secteurs hydroélectrique, bois-énergie, industrie minérale. 80 salariés sur deux sites en Ariège.

 «  Dès le premier jour de confinement, nous avons dû maintenir de l’activité chez un client réquisitionné. Nous avons pour cela fait une analyse spécifique des postes pour chaque intervention, et mis en place des procédures et des EPI spécifiques liés au risque d’infection (masques FFP3, gants et lunettes même en circulation, déplacements sur le site…). Nous avons « la chance » d’avoir des activités nécessitant, en temps normal, le port de masques de types FFP3, que nous avions en stock. Toutes les personnes – une vingtaine – pouvant être mises en télétravail sont parties avec leur ordinateur.

Après 4 semaines, des clients nous ont demandé de reprendre certaines de nos activités. Avec la Carsat Midi-Pyrénées, le CSE, l’inspection du travail, nous avons identifié les modes opératoires pouvant être mis en place… Sur nos sites, nous avons limité et décalé les horaires : le site n’est ouvert que de 6 h à 13 h, pour que les salariés ne déjeunent pas sur place. Nous avons défini des zones et n’autorisons qu’une personne par zone, avec au moins 5 m entre les personnes, un outillage affecté (avec des solutions javellisées à disposition) et des consignes de circulation.

Nous avons parallèlement renforcé les modalités de nettoyage (avec un passage par jour) et un nettoyage toutes les deux heures des lieux de passage (poignées de portes, etc.). Enfin, seules travaillent les personnes volontaires. Et certaines personnes à risque (selon leur déclaration) ont été d’emblée écartées du travail. Elles sont au chômage partiel. » 

Propos recueillis par D. V.

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