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À l’occasion de la préparation du championnat de France de soudure, retour sur les risques liés aux fumées de soudage qui doivent être captées au plus près de la source.

© Hôpital virtuel de Lorraine /CHRU Nancy/Inria

© Hôpital virtuel de Lorraine /CHRU Nancy/Inria

Des exosquelettes ont été testés par des soignants dans une unité de soins intensifs du CHRU de Nancy, alors que les équipes étaient confrontées à une forte augmentation du nombre de patients souffrant de syndrome de détresse respiratoire aiguë lié au Covid-19. Ce travail, mené dans le cadre du projet de recherche Exoturn, visait à soulager les contraintes physiques du personnel médical. Il a réuni une équipe pluridisciplinaire de médecins, de chercheurs en robotique et d’ergonomes du CHRU de Nancy, de l’Université de Lorraine, de l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), du CNRS et de l’INRS.

« Ces exosquelettes de soutien dorsal ont été envisagés pour accompagner une procédure courante dans la prise en charge de patients atteints par la maladie, consistant à positionner le patient en position ventrale. Cette procédure nécessite qu’environ 6 soignants restent le buste penché vers l’avant avec de fortes contraintes physiques », explique Jean Theurel, physiologiste à l’INRS. « Il a d’abord fallu procéder à une analyse visuelle du geste à partir de vidéos, puis interroger les soignants sur leur pratique, précise Serena Ivaldi, chercheur à l’Inria. Sur cette base, nous avons identifié quatre exosquelettes susceptibles d’apporter une assistance du dos. Il fallait qu’ils soient légers, peu encombrants, et que leur utilisation ne génère pas de contrainte pour les mouvements ou le travail de l’équipe. »

« Des tests avec des exosquelettes prêtés par l’INRS ont été menés dans une salle de soins intensifs simulée dans un espace simulant une salle de soins intensifs au sein d’un hôpital virtuel par deux soignants volontaires qui effectuaient la manœuvre sur un mannequin », reprend Jean Theurel. À l’issue de ces essais, le choix s’est porté sur le Laevo, un harnais de posture flexible, qui a ensuite été testé en situation réelle. Interrogés, les soignants ont témoigné du soulagement physique perçu lors des manœuvres, notamment au niveau du bas du dos et de la réduction de la fatigue. « Des résultats encourageants, selon Serena Ivaldi, même si des études approfondies doivent encore être menées avant de voir l’utilisation de tels exosquelettes généralisée dans la pratique clinique. » 

Grégory Brasseur

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