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Les plans Écophyto se succèdent pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, mais les objectifs sont loin d’être atteints.

© Gaël Kerbaol/INRS/2018

© Gaël Kerbaol/INRS/2018

LE 7 JANVIER dernier s’est réuni le Comité d’orientation stratégique et de suivi (COS) du plan national de réduction des produits phytopharmaceutiques, Écophyto 2+,
visant à réduire la dépendance aux produits phytosanitaires et à accroître la protection des populations. Ce comité a constaté qu’après une légère baisse en 2017, les quantités vendues de produits phytopharmaceutiques ont fortement augmenté en 2018. « Cette évolution paraît liée à une anticipation des achats en fin d’année 2018, avance le ministère de l’Agriculture, en prévision de l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse qui taxe les substances les plus préoccupantes au 1er janvier 2019. »

Rappelons que ces produits peuvent se présenter sous forme solide (poudre, granulés), liquide, ou gazeuse et qu’ils peuvent avoir des effets particulièrement nocifs sur l’organisme, comme des intoxications aiguës, des intoxications chroniques, des allergies, des maladies graves ou irréversibles, ou affecter les fonctions de reproduction.

Le gouvernement s’est engagé à publier au premier semestre de chaque année les indicateurs de suivi du plan, qui seront consolidés au cours du deuxième semestre. « Nous allons essayer de sortir du glyphosate en 2020, a assuré Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, sans laisser des filières dans l’impasse. Je crois qu’il faudrait avancer plus vite encore sur la recherche. » L’objectif ambitieux étant de diviser par deux, en 2025, l’utilisation de tous les produits phytosanitaires dans l’agriculture française.  

Delphine Vaudoux

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