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Certains l’évoquent comme le mal du siècle. Dernièrement, l’OMS, Organisation mondiale de la santé, l’a qualifié de « phénomène lié au travail ». Et pour 67 % des cadres français, il est considéré comme une maladie professionnelle.  Le burnout touche une population de plus en plus importante. À l’occasion de la semaine pour la qualité de vie au travail, mi-juin, le site Cadremploi.fr a sorti une enquête consacrée à ce qu’une grande majorité des cadres interrogés (87 %) considèrent comme la conséquence d’un épuisement professionnel. Et cette pathologie apparaît tellement fréquente, qu’ils sont un sur deux à répondre « oui, totalement » à la question « Estimez-vous avoir déjà fait un burnout ». Contre 14 % seulement qui disent « non ».

Parmi les causes de burnout qui sont évoquées, arrivent en tête la pression (63 %), une charge de travail trop importante (59 %), le manque de reconnaissance pour le travail fourni (54 %) ou encore le stress (53 %). Vis-à-vis de leurs entreprises, les cadres interrogés se révèlent relativement critiques puisqu’ils ne sont que 11 % à affirmer que des actions de prévention contre le burnout y ont été mises en place. Du côté de l’encadrement, les managers se déclarent relativement inquiets (71 %) et seuls (45 %) face à cette situation. Ils sont 87 % à se sentir pas vraiment ou pas du tout suffisamment formés et accompagnés pour faire face à un collaborateur qui montrerait des signes de burnout. Parmi, ces signes, l’anxiété est citée par 74 % des personnes interrogées, et viennent ensuite la fatigue, les insomnies, la manque de confiance en soi, l’irritabilité, ou encore la démotivation et l’isolement.

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