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© Rodolphe Escher pour l’INRS

© Rodolphe Escher pour l’INRS

L’amiante est incriminé dans 42 % des cas de cancers ayant une origine professionnelle. Loin derrière, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont les deuxièmes substances incriminées, dans 6,5 % des cas de cancers d’origine professionnelle. Tel est l’un des principaux résultats d’une étude dévoilée début juin par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail (Anses). Les secteurs d’activité principalement exposés sont les travaux de construction spécialisés (16,2 %), la métallurgie (6,1 %), le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (5,2 %).

L’étude qui a abouti à ces résultats a été menée à partir de données collectées dans le cadre du réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P), qui regroupe les 30 centres de consultation de pathologie professionnelle en France métropolitaine et six services de santé au travail associés au réseau, et est coordonnée par l’Anses. Les analyses ont reposé sur la collecte de données liées à plus de 11 000 cancers diagnostiqués entre 2001 et 2016. Elles ont pris en compte les situations professionnelles associées au diagnostic de onze types de cancers : bronches, voies urinaires, sein, rein, larynx, sinus, côlon-rectum, peau hors mélanome, système nerveux central, hémopathies lymphoïdes matures, leucémies myéloïdes. Parmi les multiples données analysées figuraient les circonstances d’exposition (secteur d’activité, postes de travail, nuisances), les facteurs de risques extra-professionnels ou encore la force du lien estimée par le médecin expert entre les expositions et la survenue de la maladie.

Delphine Vaudoux

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