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Heurt avec un engin ferroviaire, contact avec des caténaires sous tension, coactivité… Les risques auxquels sont exposés les salariés intervenant sur les chantiers ferroviaires peuvent avoir des conséquences particulièrement graves. Chaque année, ce sont plusieurs milliers de chantiers qui font appel à des entreprises de travaux intervenant en coactivité ou à proximité immédiate d’installations du réseau ferré.

L’instauration de mesures de sécurité telles que la mise hors tension de caténaire ou l’interdiction des circulations est un préalable incontournable pour autoriser le démarrage d’un chantier. Au fil du temps, l’augmentation de l’externalisation de la mise en place des mesures de protection ferroviaire a multiplié les circuits d’autorisation. C’est pourquoi depuis le 1er janvier 2017, un nouveau circuit d’autorisation a été défini au niveau national pour harmoniser la communication entre les entreprises de travaux et les prestataires. La maîtrise d’œuvre travaux centralise les mesures de sécurité et délivre une autorisation « unique » d’engagement des entreprises de travaux en zone à risques ferroviaires. Un document, intitulé « Circuit d’autorisation d’engagement en zone à risques ferroviaires (échanges opérateurs) », présente le circuit d’autorisation d’engagement à suivre. Celui-ci a été défini en collaboration avec les syndicats des entreprises de travaux (SETVF, Serce), les prestataires de sécurité ferroviaires et l’OPPBTP. Toutes les entreprises de travaux concernées doivent désormais former leur personnel à cette procédure. Le déploiement de ce circuit fera l’objet d’un retour d’expériences national en fin d’année, en vue de vérifier si les objectifs sont atteints et le circuit respecté.

Propos recueillis par Céline Ravallec

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