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Perpignan a été la première agglomération de sa région à mettre en application la recommandation de la Cnam consacrée à la collecte des déchets ménagers, avec la Carsat Languedoc-Roussillon. Dix ans après sa mise en œuvre, retour sur cette expérience avec Nathalie Privat, responsable de la prévention des risques professionnels au sein de l’agglomération catalane.

Travail & Sécurité. Quid de la collecte des déchets ménagers au sein de l’agglomération de Perpignan ?
Nathalie Privat.
Perpignan Méditerranée Métropole couvre 36 communes, soit plus de 270 000 habitants. En matière de collecte des déchets ménagers, elle emploie 150 personnes, ripeurs et chauffeurs, qui travaillent en régie sur 33 communes, en porte à porte. Tous sont concernés par l’application et le respect de la recommandation R 437 (NDLR : lire l’encadré ci-dessous), qui, depuis 2008, présente de nombreuses mesures de prévention des risques professionnels sur différents aspects de l’activité.

Où en êtes-vous de l’application de la recommandation ?
N. P.
Nous l’avons progressivement appliquée dès 2009. Notre démarche a été participative et a inclus agents et salariés, élus, membres du CHSCT, médecins du travail, partenaires sociaux…  Nous avons signé à cette occasion une charte de partenariat avec la Carsat Languedoc-Roussillon. Cela a été notamment essentiel pour que les travailleurs concernés acceptent cette démarche, qui impacte   fortement leurs habitudes de travail.

Les élus, qui sont les donneurs d’ordres, ont bien compris les enjeux de la recom–mandation. Celle-ci a facilité notre travail de préventeur et nous a conduits à aborder la prévention sous différents angles : organisation des collectes, adaptation des bacs et véhicules de collecte, aménagements de l’espace urbain... Les points d’amélioration qui subsistent sont essentiellement certains points noirs dans les circuits de collecte – sens uniques, impasses, pentes… –, pour lesquels les aménagements urbains à engager sont importants.

Quel bilan faites-vous après dix ans d’application de la recommandation ?
N. P.
Au niveau de notre agglomération, nous avons bien progressé : l’absentéisme est passé de 12 % en 2008 à 5,5 % en 2018. Quant à la sinistralité, elle a également baissé d’un facteur deux sur la même période. Malgré tout, nous avons encore parfois des accidents graves et nous devons poursuivre nos efforts.

Propos recueillis par K. D.

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