ACTUALITÉS

© Gaël Kerbaol/INRS

Selon une enquête Ifop (menée auprès d’un échantillon de 1002 personnes pendant l’été 2017), 78 % des cadres consultent leurs communications professionnelles (emails, sms ou appels) pendant leur temps de loisirs, c’est-à-dire pendant les week-ends et les vacances. Si ce score est stable (+1 point par rapport à 2016), l’intensité de ces consultations est en hausse. 37 % des personnes interrogées les consultent en effet « souvent », soit une progression de 6 points en un an (contre 41% « de temps en temps », - 5 points).

Cet accès aux communications professionnelles pendant les congés ou week-ends est désormais considéré comme un facteur de stress par une majorité de cadres : 80 % des personnes interrogées considèrent que leurs conséquences sont négatives, 29 % pointant dans le même temps des dommages collatéraux, évoquant « une source d’agacement pour les proches ».

La reconnaissance officielle du droit à la déconnexion (loi travail du 8 août 2016) et sa mise en œuvre constituent un levier de premier plan pour limiter cette situation de stress. Mais, dans la réalité, 52 % des cadres affirment que leur entreprise ne s’est pas engagée dans l’application du droit à la déconnexion. Cette proportion s’élève à 63 % dans les entreprises de moins de 50 salariés. Parmi les 48 % qui estiment au contraire que leur entreprise s’est engagée dans l’application de ce droit, seuls 21 % déclarent que celle-ci a déjà mis en place des mesures concrètes, 27 % affirmant que si leur entreprise s’est engagée, cela ne s’est pas encore traduit par des mesures concrètes.

Delphine Vaudoux

Haut de page