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Le sentiment d’inéquité au travail est-il un facteur de risques psychosociaux (RPS) ? Également appelée « justice organisationnelle », cette notion définit la perception qu’ont les salariés de leur environnement de travail selon trois critères : la répartition des ressources (équité distributive), la manière dont les décisions sont appliquées (équité procédurale) et la façon dont les personnes sont traitées (équité inter-actionnelle). Au même titre qu’une surcharge de travail ou un manque d’autonomie, le manque d’équité au travail constitue un facteur de RPS lié à l’organisation du travail. Depuis le début des années 2000, la littérature scientifique documente le fait qu’un manque d’équité peut se traduire par des effets néfastes sur la santé mentale (dépression, anxiété…), mais aussi sur la santé physique (maladies cardiovasculaires, TMS…). Le niveau d’équité ressenti influence également les comportements des salariés envers leur entreprise : désengagement, comportements contre-productifs voire vols ou sabotages, ou, au contraire, engagement, performance, solidarité… Une meilleure attention à l’équité au travail peut donc être un levier d’action pour préserver la santé des salariés.

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