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L’Assurance maladie lance le 6 novembre prochain le volet entreprises de sa campagne sur les lombalgies. Professeur en médecine et santé au travail au CHU d’Angers, Audrey Petit revient sur le suje, et le lien qui peut être fait avec le travail.

© Patrick Delapierre pour l’INRS

© Patrick Delapierre pour l’INRS

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) vient de publier son bilan annuel 2017 sur l’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants, en France 1. Cette année-là, 384 198 travailleurs ont été suivis, un chiffre en légère augmentation (+ 1,6 %) par rapport à 2016. La plupart d’entre eux, soit 360 694 personnes, sont exposés dans le cadre d’activités professionnelles utilisant des sources artificielles de rayonnements ionisants, civiles (nucléaire, industrie, recherche, médecine…) ou de défense.

Le nucléaire et l’industrie non nucléaire sont, comme les années précédentes, les domaines d’activité où les travailleurs reçoivent en moyenne les doses les plus élevées : 1,28 mSv et 0,89 mSv respectivement. Ces valeurs sont toutefois en baisse par rapport à 2016, respectivement de 10 % et 20 %. Une étude ciblée concernant les prestataires du nucléaire montre que si ceux-ci représentent un tiers des effectifs du domaine nucléaire, ils reçoivent en revanche plus des deux tiers de la dose collective totale.

Tous secteurs confondus, hors radio-activité naturlelle, la dose individuelle moyenne se situe à 0,72 mSv et est stable par rapport à 2016. Plus de 96 % des travailleurs suivis ont reçu une dose annuelle inférieure à 1 mSv, correspondant à la limite réglementaire de dose pour le public. Le dépassement de la limite annuelle de dose efficace pour les travailleurs fixé par le Code du travail (20 mSv) a été observé chez deux travailleurs, l’un exerçant dans le domaine des activités médicales et vétérinaires, et l’autre dans celui de l’industrie non nucléaire.

Un suivi de l’exposition professionnelle à la radioactivité naturelle a été effectué auprès de 23 504 travailleurs en 2017 : personnels navigants exposés au rayonnement cosmique et travailleurs exposés au radon d’origine géologique (présent dans certaines cavités et ouvrages
souterrains) ou à la radioactivité naturelle présente dans les matériaux de certaines activités industrielles qui contiennent naturellement des radionucléides. L’exposition des 22 600 personnels navigants de l’aviation civile est
peu ou prou équivalent à celle mesurée au cours des années précédentes, avec 2,1 mSv pour la dose individuelle moyenne, 80 % des salariés ayant reçu une dose annuelle supérieure à 1 mSv.

EN SAVOIR PLUS

La campagne lombalgie www.inrs.fr/lombalgie

K. D.

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