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Deux journées de prévention des accidents du travail se sont déroulées au sein de l’hôpital parisien Saint-Joseph mi-janvier. L’occasion de présenter au personnel de nouveaux matériels, de nouvelles approches, et de l’associer à l’engagement de l’établissement pour prévenir les risques professionnels.

L’hôpital Saint-Joseph a su mettre en place des mesures de prévention des TMS qui lui permettent d’en diminuer le nombre au point de passer sous celui des accidents liés au sang

L’hôpital Saint-Joseph a su mettre en place des mesures de prévention des TMS qui lui permettent d’en diminuer le nombre au point de passer sous celui des accidents liés au sang

LE GROUPE hospitalier Paris Saint-Joseph (GHPSJ) organisait les 15 et 16 janvier derniers la deuxième édition de ses journées de prévention des accidents du travail, sur son site parisien. Ces deux journées ont été l’occasion de sensibiliser le personnel de l’établissement à la prévention de certains risques professionnels et de lui faire découvrir et tester de nouveaux matériels. Quatre grandes thématiques étaient au programme : les accidents d’exposition au sang (AES), les troubles musculosquelettiques (TMS), l’exposition aux violences externes (patients, familles, visiteurs), enfin le risque routier, ciblant plus particulièrement les déplacements en deux-roues. Pour chacun de ces sujets, des ateliers ont permis au personnel de s’informer, de découvrir des innovations, de tester des équipements ou des outils.

En matière de prévention du risque d’AES, première cause d’accidents dans l’établissement, un fournisseur de lunettes de protection présentait ses différents modèles. L’établissement fait en effet réaliser depuis l’été 2019 des lunettes sécurisées sur monture classique avec correction visuelle mono ou multifocale, adaptées à la vue de chacun. Tout le personnel du bloc des chirurgiens aux agents techniques en est équipé, soit 140 personnes depuis fin 2019.

« Elles ont été rapidement acceptées, c’est positif pour toute l’équipe », commente le Dr Vincent de Parades, chef du service proctologie, un des premiers à avoir adopté ces lunettes de protection. Si un budget conséquent doit être engagé, la direction de l’établissement encourage le déploiement de cet EPI aux différentes catégories de personnel. Sur le même sujet, chaque service a exposé un poster présentant les modifications de ses pratiques professionnelles ayant contribué à une meilleure gestion du risque d’AES.

Observer, anticiper et esquiver

Côté prévention des TMS, qui, dans ce secteur d’activité, demeurent le risque principal, un lit médicalisé équipé d’une assistance motorisée était en démonstration pour que le personnel le teste. Une roue motorisée intégrée supprime en effet les efforts physiques lors du transport des patients alités. Des pieds à perfusion électriques, à hauteur variable, supprimant les manutentions de poches de lavages, étaient également présentés. Ce dispositif, introduit l’année dernière au bloc opératoire, réduit largement les manutentions et commence à être déployé dans d’autres services.

L’atelier consacré à la gestion des violences présentait des techniques de défense issues de l’aïkido. « Cela repose grandement sur l’observation des patients et sur des techniques d’esquive », décrit Yamina Khodja, référente TMS et secrétaire du CHSCT, elle-même monitrice d’aïkido. Des vidéos et des mises en situation sensibilisaient le personnel à cette approche. Initiée au service des urgences il y a quatre ans, la formation dure sept heures, à raison d’une séance de 45 minutes par semaine. Suite au bilan positif de cette première expérience, cette action commence à être mise en place dans d’autres services.

Enfin, cet événement a été l’occasion pour le directeur de l’établissement de remettre deux prix, l’un au pôle cardioneurovasculaire métabolique et l’autre au service ORL, les plus vertueux en 2019 en matière de sinistralité et ayant fait preuve d’un engagement de leur encadrement, notamment par l’animation de minutes de sécurité. « Au total, autour de 1 000 minutes de sécurité ont été organisées en 2019 sur tout l’établissement », précise Jean-Philippe Sabathé, responsable du département de la prévention des risques professionnels au GHPSJ.

Ces deux journées, qui ont comptabilisé 200 visites, ont ainsi illustré la dynamique de l’établissement en matière de prévention des risques professionnels. L’hôpital marque aussi son engagement depuis une dizaine d’années pour la réduction des risques et la promotion auprès de toutes ses équipes d’une culture de prévention pérenne, résultat de l’engagement de sa direction, de l’encadrement, et de tout le personnel sur ces sujets.  

Propos recueillis par C.R

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