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© Patrick Delapierre pour l’INRS

© Patrick Delapierre pour l’INRS

En 2017, en France, plus de 10 millions de salariés (soient 44 % d’entre eux) ont travaillé au moins une fois par mois à un horaire atypique, c’est-à-dire le soir, la nuit ou le week-end, d’après une étude publiée par le ministère du Travail. Il s’agissait principalement du samedi (35 % des cas), puis du soir (23 %), du dimanche (19 %) et de la nuit (9 %). Les horaires atypiques concernent plutôt les jeunes et une légère majorité d’hommes. Ils touchent les différentes catégories socioprofessionnelles, mais pas de la même façon : les cadres travaillent plutôt le soir, les ouvriers la nuit. Certaines familles professionnelles sont particulièrement représentées : infirmiers, aides-soignants, aides à domicile, vendeurs, agents d’entretien, gardiens, policiers, pompiers, routiers, boulangers… La fonction publique et le secteur tertiaire ne sont pas non plus épargnés. Une tendance au cumul des horaires atypiques, un allongement des durées de travail et des perturbations sur l’organisation quotidienne sont également observés pour les personnes concernées. Enfin, l’étude précise que les non-salariés sont les plus nombreux à effectuer des horaires atypiques.

LE PROGRAMME CMR

L’Assurance maladie-risques professionnels a déployé un programme de lutte contre les CMR entre 2014 et 2017. Les résultats sont les suivants :

  • 50 % des 600 établissements ciblés avaient mis en place des équipements de protection et des actions de sensibilisation à la prévention des risques d’exposition aux fumées de moteur diesel ;
  • 50 % des 1 900 pressings ciblés avaient remplacé leur machine au perchloroéthylène par des machines d’aquanettoyage ;
  • 38 % des 2 000 établissements en chaudronnerie ciblés avaient progressé significativement dans la prévention des expositions aux fumées de soudage.
  • 74 % des entreprises ciblées utilisant du styrène ont amélioré au moins un poste prioritaire.

Grégory Brasseur

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