ACTUALITÉS

Les premiers résultats de la campagne Carto Amiante, qui vise à établir une cartographie de l’empoussièrement amiante des processus de travail les plus courants du BTP en sous-section 4, sont encourageants pour la profession. Ils doivent néanmoins être confortés, compte tenu de l’insuffisance du nombre de données, de la diversité encore faible des situations de travail observées et des conditions de sélection des chantiers.

© Rodolphe Escher pour l’INRS

Une mauvaise santé physique et mentale chez les infirmiers, et notamment la dépression, augmenterait les risques d’erreur médicale. Telles sont les conclusions d’une étude américaine réalisée par l’Ohio State University et publiée dans le Journal of Occupational and Environmental Medicine. Sont notamment montrés du doigt : l’épuisement, la fatigue émotionnelle, la dépression et la mauvaise conciliation de la vie personnelle et professionnelle. Il s’agit de la première étude à grande échelle liant le bien-être des infirmiers aux erreurs médicales auto-déclarées, puisqu’elle a rassemblé les réponses de 1 790 infirmiers américains 1 issus de 20 hôpitaux.

Premier enseignement, les infirmiers répondants sont 54 % à se sentir en mauvaise santé physique et mentale et environ un tiers d’entre eux déclarent un certain degré de dépression, d’anxiété ou de stress. Les chercheurs ont aussi constaté que les infirmiers souffrant de signes de dépression avaient une probabilité de 26 à 71 % plus élevée de faire des erreurs médicales que ceux qui déclaraient avoir une bonne qualité de vie professionnelle. Pour les auteurs de l’étude, le bien-être des employés doit être une priorité pour les systèmes de santé. Limiter les longues périodes de travail sans pause ou mettre en place des dépistages de dépression sont autant de solutions possibles pour améliorer la vie des infirmiers, garantir des soins de haute qualité et réduire les risques d’erreur. 

1. Les 1 790 infirmiers ont répondu à un questionnaire composé de 53 questions. Concernant les erreurs médicales, presque la moitié des participants en ont déclaré au moins une au cours de ces cinq dernières années.

Delphine Vaudoux

Haut de page