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Coronavirus, grippe… les risques d’infections à transmission respiratoire sont nombreux. Comment limiter leur propagation et s’en protéger ? Le masque est-il une solution ? Avec quelle efficacité ? Et quel masque ?

© David Savatier/INRS/2020

© David Savatier/INRS/2020

L’EPIDEMIE DE CORONAVIRUS qui sévit dans le monde depuis plusieurs semaines vient nous rappeler que de nombreuses infections plus ou moins graves se transmettent par voie respiratoire, par l’inhalation de
gouttelettes émises par les sujets malades ou de particules en suspension dans l’air. Les protections indivuelles les plus efficaces contre ces modes de transmission restent les masques de protection. Pour autant, tous les masques n’ont pas la même utilité ni la même efficacité et encore faut-il bien les porter. Qui est concerné par le port du masque et dans quelles circonstances ? Le point.

Il existe deux grandes catégories de masques :

  • Le masque chirurgical. C’est un dispositif médical qui vise à réduire la projection de sécrétions des voies aériennes supérieures ou de salive pouvant contenir des agents infectieux transmissibles. Il est destiné avant tout aux personnes atteintes d’une infection transmissible par voie respiratoire ou susceptibles de l’être. Son objectif est de prévenir la contamination de l’entourage de celui qui le porte et de son environnement. Il a également un effet protecteur pour le porteur contre l’inhalation des gouttelettes mais pas contre les particules en suspension. Sa durée d’utilisation est limitée, il doit être changé et jeté dans une poubelle dès qu’il est mouillé ou souillé.
  • Le masque à protection respiratoire de type FFP. Il s’agit d’un masque filtrant. Il permet de protéger celui qui le porte contre le risque d’inhalation de gouttelettes et de petites particules en suspension dans l’air, pouvant contenir des agents infectieux. Trois classes de performances sont disponibles (FFP1, FFP2, FFP3). La classe FFP2 est la classe minimale recommandée pour les infections transmissibles par aérosols. Sa durée de protection ne doit pas dépasser huit heures sur une journée. Le port de masque de type FFP2 est préconisé pour les personnels de soins en charge de patient atteint ou suspecté d’être atteint d’une infection se transmettant par de fines particules (ex. : tuberculose), ou lors de manœuvre à risque d’aérolisation de sécrétions respiratoires (intubation, fibroscopie…).

La mise en place du masque de type FFP répond à quelques exigences :

  • passer les élastiques derrière la tête, de part et d’autre des oreilles ;
  • vérifier que le masque couvre bien le menton ;
  • ajuster le masque en pinçant la barrette sur le nez ;
  • tester l’étanchéité : couvrir le masque avec une feuille en plastique et inspirer, le masque doit se plaquer sur le visage.
  • Une fois mis en place, le masque ne doit plus être touché. Pour le retirer, il faut prendre également quelques précautions :
  • après usage, retirer le masque par les élastiques ;
  • se laver les mains avec du savon ou exercer une friction avec une solution hydroalcoolique après retrait ;
  • les masques à usage unique doivent être jetés après chaque utilisation car il n’est pas possible de les décontaminer.  

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