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© Gaël Kerbaol/INRS

Les professionnels du soin et de la décoration de l’ongle sont exposés à de nombreuses substances chimiques dont certaines présentent un risque pour leur santé… C’est ce que révèlent les résultats d’une expertise menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Les experts ont identifié 696 substances dans la composition des produits utilisés ou dans les atmosphères de travail. Une soixantaine sont jugés « très préoccupantes », notamment des cancérogènes mutagènes toxiques pour la reproduction (CMR), des substances sensibilisantes et/ou inscrites sur une liste de perturbateurs endocriniens potentiels. Deux d’entre elles, le phtalate de dibutyle et le n-hexane, sont interdites dans les produits cosmétiques selon le règlement (CE) n° 1223/2009. 90 autres substances sont par ailleurs « préoccupantes » : hydrocarbures aliphatiques et alicycliques, dérivés benzéniques, cétones…

L’Anses émet une série de recommandations pour améliorer la protection des salariés, en particulier sur le renforcement de la prévention du risque chimique : recherche de produits de substitution, utilisation de tables aspirantes et port d’équipements de protection individuelle adaptés. Elle demande également à ceux qui mettent sur le marché des produits cosmétiques destinés à la manucure de développer des solutions de substitution, en particulier pour les monomères (méth)acryliques polymérisables, le toluène, l’acétaldéhyde… et, quand la substitution est techniquement impossible, de travailler à des techniques d’application ne mettant pas le professionnel en contact avec la substance.

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