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© Gaël KERBAOL/ l’INRS

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LES CADRES télétravailleurs ne sont pas davantage satisfaits de leurs conditions de travail que les cadres qui ne pratiquent pas le télétravail. C’est l’une des conclusions auxquelles arrivent les auteurs de l’étude « Le télétravail permet-il d’améliorer les conditions de travail des cadres ? », publié dans Insee Références (1).

En 2017, 11 % des cadres du secteur privé non agricole pratiquent le télétravail au moins un jour par semaine, contre 3 % de l’en­semble des salariés. L’état de santé de ces cadres semblait plus altéré que des cadres ne le pratiquant jamais ou occasionnellement. Par ailleurs, 17 % des télétravailleurs intensifs (au moins deux jours par semaine de télétravail) déclaraient présenter un risque dépressif modéré ou sévère contre 8 % chez les autres.

« Il n’est toutefois pas possible de savoir, avec les enquêtes utilisées, s’il s’agit d’un état de santé dégradé qui préexistait à la mise en place du télétravail et aurait pu motiver cette pratique ou, à l’inverse, si le télétravail a pu jouer un rôle sur l’état de santé de ces travailleurs », nuancent les auteurs. Les télétravailleurs intensifs sont des personnes qui se trouvent plus souvent confrontées à un environnement économique instable - qui peut jouer un rôle conjointement dans le risque dépressif et la mise en place du télétravail : 21 % sont salariés d’un établissement ayant connu un plan de licenciement, 37 % un déménagement ou une restructuration et 37 % un rachat ou un changement de direction. 

 (1). À retrouver sur www.insee.fr.

Propos recueillis par K.D

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