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Une équipe de l’Inserm a apporté de nouvelles informations sur le lien entre cancer du sein et travail de nuit. Pour ce faire, elle a sélectionné cinq études internationales afin d’avoir des données précises sur le travail de nuit. Menées en Australie, au Canada, en Allemagne, en Espagne et en France, ces études incluent au total 6 093 patientes atteintes d’un cancer du sein et 6 933 femmes témoins en bonne santé de même âge, recrutées en population générale.

Les analyses, réalisées avec les études de recherche étrangères, mettent ainsi en évidence que parmi les femmes non ménopausées, le travail de nuit (défini comme un travail d’au moins trois heures entre minuit et 5 h du matin) augmente de 26 % le risque de cancer du sein. Un risque qui semble accru chez les femmes ayant travaillé plus de deux nuits par semaine pendant plus de dix ans. Les résultats montrent également que le risque diminue après l’arrêt du travail de nuit. En revanche, aucune association claire entre le risque de cancer du sein et le travail de nuit n’a été observée chez les femmes après la ménopause.

Des perturbations du rythme circadien (rythme de 24 h contrôlé par une horloge biologique interne) pourraient être la cause de l’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes qui travaillent de nuit. Tout comme elles sont incriminées dans les effets avérés ou suspectés du travail de nuit dans les troubles du sommeil et de l’humeur, le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires… Afin de limiter les effets du travail à horaires de nuit sur la santé, une attention particulière doit être portée sur les modes d’organisation du travail, en limitant le nombre de nuits travaillées ou en évitant des changements d’horaires fréquents.

K. D.

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