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De 2012 à 2016, l’Association interprofessionnelle des centres médicaux et sociaux de santé au travail de la région Ile-de-France (ACMS) a mené une campagne de mesures des vibrations corps entier chez les conducteurs d’engins de manutention. Quinze entrepôts logistiques de Seine-et-Marne y ont participé. Sur les soixante-douze chariots frontaux et transpalettes à conducteur porté testés, la moitié présentaient des mesures d’exposition aux vibrations qui dépassaient la valeur d’action de 0,5 m/s² pour les vibrations transmises à l’ensemble du corps. Les équipes du service interentreprise de santé au travail ont alors fait des recommandations aux chefs d’entreprise aussi bien sur le matériel, l’environnement et l’organisation du travail, ainsi que sur l’attitude du conducteur pour leur permettre d’agir.

L’association est revenue interroger en 2017 ces mêmes employeurs. Des actions de prévention touchant au matériel (remplacement d’équipements anciens, maintenance préventive…) avaient bien été mises en place, en revanche, les leviers que représentent l’organisation du travail et la sensibilisation des salariés n’avaient pas assez été utilisés. Les entreprises ont donc été encouragées à corriger le tir en intégrant ces dimensions dans leur politique de prévention.

Pour les soutenir, l’ACMS leur propose un module d’information/formation dédié au risque vibratoire, tout à la fois théorique et pratique. L’association estime que leur action « permet à l’employeur et aux salariés de développer une culture de prévention » et précise qu’elle « a vocation à être déployée dans d’autres secteurs d’activité et pour d’autre risque professionnels ».

Damien Larroque

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