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© Claude Almodovar pour l’INRS/2020

© Claude Almodovar pour l’INRS/2020

Aller travailler alors que l’on est malade a « pour effet d’aggraver les problèmes de santé des salariés et d’augmenter, à moyen et long termes, le nombre des absences pour raisons de santé. Le présentéisme est de ce fait coûteux pour la collectivité », souligne la Dares qui a publié le 5 août dernier une étude qui se penche sur les liens entre les conditions et le présentéisme. 

Les statistiques montrent que cette pratique est plus fréquente en présence de certains facteurs de risques psychosociaux (RPS). Face à une demande de travail importante en intensité, en quantité ou en temps de travail, « le salarié pourrait être découragé de s’absenter par la perspective d’une quantité de travail encore plus importante à son retour de maladie, ou par la pression des collègues sur qui retomberaient les tâches non réalisées ». 

Dans les métiers à l’intensité émotionnelle forte (ceux du soin, notamment) ou dans le cas où un manque de moyens empêche de faire correctement son travail, la Dares estime que le présentéisme peut s’expliquer par la solidarité envers les usagers et, là encore, envers les collègues qui récupèrent le travail supplémentaire. 

L’étude désigne d’autres facteurs de RPS comme, entre autres, la pression temporelle, le manque d’autonomie, les tensions avec la hiérarchie, l’insécurité socio-économique, les changements organisationnels... 

Damien Larroque

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