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© Claude Almodovar pour l’INRS/2021

© Claude Almodovar pour l’INRS/2021

Concilier mission de dépistage et sécurité de tous les publics et de l’ensemble des soignants. C’est la contrainte à laquelle sont confrontés depuis plus d’un an les laboratoires qui assurent les prélèvements liés aux tests diagnostics de la Covid-19. « Nous souhaitons assurer à la fois la protection de nos préleveurs et celle de nos patients », explique Jennifer Caron, directrice générale de l’Institut Alfred-Fournier, structure clinico-radiologique et biologique, située à Paris, dans le XIVe arrondissement. 

Résultat : un nouveau type de laboratoire de biologie mobile, dédié aux prélèvements et aux tests diagnostics de la Covid-19, a été installé fin février dernier devant l’institut. L’établissement avait déjà fait le choix, depuis septembre 2020, d’accueillir les personnes qui souhaitent réaliser un test de dépistage par PCR à l’extérieur du bâtiment. Et ce afin de préserver les autres patients et les salariés d’une possible exposition au virus dans les locaux où sont assurées 140 000 consultations et prises en charge chaque année. « Jusqu’à présent, cinq infirmiers se relayaient toutes les heures pour effectuer les prélèvements dans une construction modulaire, installée devant l’institut. »

Le nouveau laboratoire de biologie mobile va un peu plus loin dans la protection des salariés, en assurant aux cinq préleveurs un isolement complet vis-à-vis des patients potentiellement contagieux : l’infirmier est installé dans un mini-laboratoire à structure souple, gonflable, en surpression par rapport à l’extérieur pour éviter les entrées d’air. L’air entrant et sortant est assaini par des filtres HEPA H14. Il peut également être chauffé ou refroidi, pour le confort du salarié. 

Grâce à des manchons, le professionnel de santé peut réaliser le prélèvement nasopharyngé sur le patient qui reste à l’extérieur. Celui-ci met alors le prélèvement dans une boîte emplie de liquide virucide. Une fois récupéré, le prélèvement peut être traité par PCR au sein de l’unité mobile. « Deux professionnels de santé peuvent partager cet espace sécurisé, détaille Pierre-Yves Lévy, médecin biologiste et infectiologue à Marseille, et cofondateur de la start-up qui a développé l’unité mobile. Ce dispositif s’installe en une trentaine de minutes et peut être transporté facilement car il tient dans deux malles. Une dizaine d’installations de ce type ont déjà été déployées en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. » 

Katia Delaval

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