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© PIRO4D de Pixabay

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LES PURIFICATEURS d’air sont des dispositifs qui aspirent l’air d’un local de travail et le rejettent dans ce même local après l’avoir traité par différents procédés. Une fiche de l’INRS, intitulée Ventilation, chauffage, climatisation : quelles précautions prendre contre la Covid-19 ?, précise les points de vigilance dans le choix des purificateurs d’air dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Seuls les dispositifs équipés de filtres très performants et installés de manière parfaitement étanche s’avèrent efficaces pour filtrer les aérosols susceptibles de véhiculer les virus et lutter efficacement contre leur transmission. « C’est-à-dire les filtres HEPA de classe minimale H13 selon la norme EN 1822-1 », précise Bruno Courtois, expert d’assistance conseil à l’INRS. 

« Si certains purificateurs diminuent la concentration des virus susceptibles d’être présents dans l’air, ils ne peuvent en aucun cas se substituer aux apports d’air extérieur définis par le Code du travail », rappelle-t-il toutefois. Et à condition d’un entretien régulier suivant les préconisations du fournisseur. Il est également nécessaire de s’assurer que ces purificateurs d’air intérieur sont adaptés au volume des locaux dans lesquels ils sont disposés et qu’ils n’entraînent pas des vitesses trop élevées au niveau des salariés afin de limiter la dispersion des gouttelettes.

Par ailleurs, il est déconseillé de choisir des appareils utilisant un traitement physico-chimique de l’air (catalyse, photocatalyse, plasma, ozonation, charbons actifs…). D’une part, leur efficacité vis-à-vis des virus est difficile à évaluer. D’autre part, ils pourraient impacter négativement la qualité de l’air intérieur par la formation de composés potentiellement dangereux pour la santé, y compris des agents chimiques cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. 

Katia Delaval

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