DOSSIER

Bostik est une société de solutions de collage. Possédant ses propres outils
pour évaluer les risques chimiques dans ses usines, elle n’utilise pas Seirich. Élodie Gbenouvo, ingénieur affaires réglementaires de l’entreprise, s’est cependant intéressée au logiciel et a su en tirer parti dans le cadre de ses échanges avec les clients de la société.

Travail & Sécurité. Bostik est une entreprise de chimie par excellence. Elle est au point sur la démarche d’évaluation des risques chimiques qu’elle a mise en place et n’utilise pas Seirich. Comment avez-vous eu connaissance de l’existence du logiciel ?
Élodie Gbenouvo, ingénieur affaires réglementaires chez Bostik. J’ai occupé les fonctions d’ingénieur HSE dans différentes entreprises pendant une douzaine d’années dont les quatre dernières sur le site de Ribecourt de Bostik, dans les Hauts-de-France. C’est dans le cadre de la veille que je menais alors sur les sujets de santé et sécurité au travail que j’ai entendu parler pour la première fois de Seirich. Puis, à l’occasion d’un séminaire organisé par l’Union des industries chimiques (UIC), un intervenant a fait une présentation du logiciel qui m’a donné envie d’en savoir plus. Je l’ai donc installé sur mon ordinateur et j’ai effectué quelques tests. Je l’ai trouvé plutôt intéressant. Mais, comme vous le soulignez, nous avions déjà en interne des solutions pour l’évaluation des risques chimiques. Je n’ai donc pas creusé beaucoup plus à ce moment-là.

Comment en êtes-vous finalement arrivée à l’utiliser dans votre activité ?
É. G.
En septembre 2016, j’ai rejoint le service « sécurité produits et affaires réglementaires » de mon entreprise. Outre la validation des matières premières qui entrent dans la composition de nos produits, la rédaction des fiches de données de sécurité de nos produits finis et la réalisation des déclarations administratives, ce service a pour mission de répondre aux interrogations de nos clients. Au vu de mon parcours, j’ai naturellement pris en charge celles en rapport avec les risques chimiques, leur évaluation, les expositions… En parallèle, on entendait de plus en plus parler de Seirich. Avec 10 000 inscrits à ce moment-là, cet outil, validé par les Carsat et la Direction générale du travail, semblait bien en passe de devenir un outil de référence. J’ai donc décidé de me pencher plus sérieusement sur son fonctionnement, dans l’idée de pouvoir orienter les structures qui nous interrogent sur les risques chimiques vers cet outil qui peut leur permettre de prendre leur autonomie sur l’évaluation de ceux-ci.

Avez-vous des retours des entreprises à qui vous conseillez Seirich ?
É. G.
Pas pour le moment. Cela fait à peine six mois que j’informe mes clients sur Seirich et il n’est pas exclu qu’un feed-back arrive dans le futur. En revanche, j’ai eu l’occasion d’utiliser le logiciel encore plus concrètement lors de mes échanges avec un établissement. Ce dernier venait de changer de référence de colle et s’interrogeait sur sa compatibilité avec son installation. J’ai renseigné Seirich avec les informations que me confiait ce client et j’ai pu ainsi valider l’intégration de la nouvelle colle dans son process, sous réserve de la réalisation de certains ajustements pour garantir une utilisation sans risque. Bien entendu, j’ai expliqué que j’avais utilisé Seirich pour parvenir à ces conclusions et j’ai invité mon interlocuteur à l’installer afin qu’il réalise lui-même plus précisément sa propre évaluation, et qu’il vérifie la pertinence de mes résultats. Je suis persuadée que cet usage de Seirich comme simulateur, comme guide, me resservira dans le cadre de mes fonctions.

SIMPLICITE D’ACCÈS

Si Élodie Gbenouvo n’hésite pas à conseiller l’utilisation de Seirich aux entreprises avec qui elle échange, c’est aussi parce qu’il est libre d’accès. Cela peut lever certaines réticences, notamment auprès de celles qui n’ont pas de personnel dédié ou qui débutent sur le sujet de la prévention. La simplicité d’accès de son premier niveau d’utilisation fait de Seirich une rampe de lancement efficace pour une démarche de santé et sécurité au travail. De plus, les fonctionnalités comme l’impression d’étiquettes pour les produits reconditionnés et l’édition des fiches de postes qui rappellent les risques auxquels sont exposés les travailleurs utilisant telle ou telle substance permettent la mise en place d’actions concrètes, immédiatement applicables sur le terrain.

Propos recueillis par Damien Larroque

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