Les poussières de bois sont particulièrement nocives mais leur risque est trop souvent sous-estimé. Pourtant, certaines entreprises ont su prendre les mesures pour protéger leurs salariés. © Fabrice Dimier pour l’INRS

POUSSIÈRES DE BOIS

Le bois, un matériau naturel donc inoffensif ? Pas vraiment. À l’origine d’environ 70 cas de cancers professionnels des sinus déclarés par an, les poussières de bois sont la deuxième cause de cancers professionnels reconnus, après l’amiante. En outre, elles peuvent provoquer des pathologies respiratoires (rhinite, asthme, fibrose pulmonaire…), cutanées (eczéma) ou oculaires (conjonctivite). Sans compter les incendies et les explosions.

Trois à quatre cent mille personnes seraient exposées aux poussières de bois, en France, explique Raymond Vincent, chargé de mission à l’INRS. Globalement, les niveaux d’exposition diminuent (d’après la base de données Colchic de l’INRS) ainsi que le nombre de pathologies diagnostiquées. Hormis les cancers. Pour ces derniers, cela est probablement dû, d’une part, à une meilleure détection de ces maladies et, d’autre part, à une latence de plusieurs dizaines d’années entre l’exposition et la déclaration de la pathologie. On peut donc espérer qu’ils vont diminuer d’ici quelques années. » Et Raymond Vincent de poursuivre : « Le problème est que le risque est souvent méconnu.

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