Ce site est édité par l'INRS

En bref

Les actualités prévention d'octobre

Chaque mois, la rédaction de Travail & Sécurité propose une sélection des actualités du monde de la santé et la sécurité au travail.

5 minutes de lecture
La rédaction - 23/10/2026
Lien copié
Illustration catalogue formation INRS 2027

Formations

Un catalogue INRS 2027 remanié pour répondre aux nouveaux enjeux

Avec une offre de plus de soixante formations, le catalogue 2027 de l’INRS aborde aussi bien les fondamentaux de la prévention que les méthodes d’analyse des risques, l’organisation de la prévention en entreprise ou encore les risques professionnels spécifiques. Pour répondre à l’évolution des besoins et aux retours d’expérience des professionnels, trois nouveaux stages destinés aux préventeurs sont désormais proposés. Ils sont consacrés aux travaux en milieu hyperbare, au travail de nuit et à la prévention des risques psychosociaux (RPS). L’offre destinée aux formateurs s’enrichit également de nouveaux parcours certifiants consacrés à la prévention des risques liés à l’amiante ou encore à celle des RPS. Le catalogue intègre également une nouvelle formation de maintien et d’actualisation des compétences à destination des formateurs, des animateurs prévention et des dirigeants des secteurs de l’aide et du soin à domicile, du sanitaire et médicosocial, ainsi que du transport et de la logistique. « Notre offre de formation évolue pour tenir compte des besoins du terrain et des transformations du travail. L’objectif est de donner aux professionnels les connaissances, les méthodes et les outils nécessaires pour agir concrètement en prévention », souligne Gérard Moutche, chef du département formation de l’INRS. Enfin, une nouvelle collection d’autoformations en ligne, intitulée « Notions essentielles », est désormais disponible. Accessible sur la plateforme d’e-formation de l’INRS, cette collection vise à faciliter l’acquisition des connaissances fondamentales en santé et sécurité au travail. Elle propose des modules consacrés aux principes généraux de prévention ainsi qu’à trois familles de risques professionnels fréquents en entreprise : les risques biologiques, le bruit et les troubles musculosquelettiques. Destinée à un large public, elle a vocation à s’enrichir progressivement de nouvelles thématiques.

SOUDAGE

La vaccination contre les pneumocoques est maintenant recommandée pour les salariés exposés aux fumées

Le 30 juillet dernier, la Haute Autorité de santé (HAS) a fait une recommandation d’actualisation de la stratégie vaccinale nationale contre les pneumocoques, afin de mieux protéger les populations à risque. Ces dernières incluent pour la première fois les soudeurs et autres travailleurs du secteur de la métallurgie âgés de 18 à 64 ans, régulièrement exposés aux fumées de soudage. Comme pour les autres adultes à risque, l’HAS leur préconise une dose unique du vaccin pneumococcique conjugué 21-valent (VPC21). Cette évolution, qui concerne plus de 500 000 salariés si l’on se réfère aux chiffres de l’enquête Sumer 2017, résulte d’une note de l’Anses de 2025 sur le risque d’infections à pneumocoques chez ces professionnels. Le document mettait en lumière un risque d’infection 2,6 fois plus élevé chez les soudeurs que chez les non-soudeurs. L’Hexagone rejoint donc le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Irlande, la Norvège, l’Autriche, la Belgique et le Canada dont les stratégies vaccinales tiennent déjà compte de ce risque particulier.

Sinistralité

Des données en un clic

Comment a évolué le nombre d’accidents de travail, d’accidents de trajet et de maladies professionnelles ces dernières années ? Quelle est leur répartition sur le territoire ? Comment le nombre de salariés et d’entreprises évolue-t-il en parallèle ? Quels sont les causes de ces sinistres, les secteurs d’activité concernés et le coût financier associé ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans le nouveau portail « Data Risques professionnels », mis à disposition par l’Assurance maladie-risques professionnels. En libre accès et présentées sous forme de graphiques et de tableaux, ces données sont faciles à appréhender et contribuent ainsi à sensibiliser le grand public à la santé et à la sécurité au travail. Mais l’outil s’adresse également à des professionnels plus avertis. Les employeurs peuvent, par exemple, l’utiliser pour situer la sinistralité de leur secteur d’activité, repérer les principaux risques et alimenter leur réflexion en matière de prévention. Les représentants du personnel et les élus du CSE peuvent s’y référer pour mieux connaître la sinistralité de leur secteur et disposer d’éléments chiffrés pour nourrir le dialogue sur la prévention. Le portail peut aussi intéresser d’autres acteurs de la prévention, comme les services de prévention et de santé au travail, des consultants ou préventeurs en entreprise, en les aidant à identifier les secteurs ou territoires particulièrement exposés et à orienter leurs actions.

Concours vidéo

Être jeune et filmer la santé et la sécurité au travail

Pour la 15e année consécutive, l’INRS lance son concours vidéo « Santé et sécurité au travail : de l’école au travail ». Le principe ? Apprentis et élèves de lycées professionnels et de centres de formation sont invités à réaliser de courtes vidéos (entre 30 secondes et 2 min 15 maximum, générique compris) sur le thème de la santé et de la sécurité au travail. L’objectif est d’illustrer des démarches et des solutions de prévention pour réduire ou supprimer des risques présents dans leur pratique professionnelle. L’inscription est gratuite. Les jeunes participants, encadrés par un responsable pédagogique, ont jusqu’au 1er avril 2027 pour réaliser et envoyer leurs films. Ceux-ci sont ensuite évalués par un jury composé de représentants de l’INRS, des ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture, de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole (CCMSA), de caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat/Cramif/CGSS) et d’experts. Trois à cinq prix seront décernés lors d’une cérémonie qui se tiendra au siège de l’INRS à Paris, le 21 mai 2027. Toutes les informations et les modalités de participation sont disponibles sur le site : www.inrs.fr/concoursvideo2027

Guide

L’absentéisme en 10 questions

Retards, problèmes de qualité, remplacement des absents dans l’urgence, accroissement de la charge de travail… Les conséquences de l’absentéisme sont variées, avec des effets sur l’organisation, les relations dans les équipes, la performance et, plus largement, les conditions de travail. Pour mieux comprendre les causes de l’absentéisme et identifier les premiers leviers d’action, l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) propose un guide à destination des personnes en charge des ressources humaines ou de la prévention dans les TPE-PME. Un document synthétique, d’une vingtaine de pages, qui s’articule autour de 10 questions parmi lesquelles : quels indicateurs prendre en compte pour mesurer l’absentéisme ? Quelles sont les causes les plus fréquemment évoquées ? Les conséquences ? Quels repères pour agir en prévention ? Comment mobiliser les acteurs ?

BTP

Trop de bruit sur les chantiers

Quelle est la première nuisance pour les salariés du bâtiment et des travaux publics ? Selon une récente étude de Santé publique France, qui croise les données du recensement de l’Insee avec des matrices emplois-expositions, il s’agit du bruit, devant l’exposition aux poussières de silice cristalline et celle aux laines minérales. 62,1 % des travailleurs du BTP y sont ainsi exposés quotidiennement en France hexagonale, ce qui représente plus d’un million de personnes. En outre, pour la majorité des risques physiques et chimiques étudiés (bruit, carburants et solvants pétroliers, formaldéhyde, poussières de bois, laines minérales, poussières de silice), la proportion de salariés exposés dans le BTP est supérieure à celle de la population générale des travailleurs.

CONDITIONS DE TRAVAIL

Les pompiers sonnent l’alerte

Après un été passé sur le front des incendies, les pompiers professionnels sont en grève pendant six semaines jusqu’au 20 octobre, à l’appel de neuf organisations syndicales. Ils dénoncent des conditions de travail dégradées et demandent davantage de moyens financiers et humains pour lutter contre les flammes, à l’approche de la présentation par le gouvernement du budget 2027. Parmi leurs revendications, ils appellent à ce que la santé et la sécurité des personnels deviennent une priorité nationale, avec une meilleure reconnaissance de l’exposition aux agents toxiques et cancérogènes, et la prise en charge de l’usure physique et psychique liée aux missions. Pour rappel, fin 2025, un décret avait élargi la liste des maladies professionnelles (MP) reconnues chez les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, ajoutant les mésothéliomes (plèvre, péritoine…) et les cancers de la vessie, au carcinome du nasopharynx et au carcinome hépatocellulaire, déjà reconnus comme MP pour ces professions.

Partager L'article
Lien copié

À découvrir aussi