
Concours
Les lauréats du « Health at Work Challenge » dévoilés
Le 11 mars dernier, à Paris, l’INRS a remis les prix du concours Health at work challenge, dédié aux étudiants, en master 1 et 2, de grandes écoles et universités françaises. Cette compétition, qui cible toutes les filières (marketing, finance, ingénierie…), a pour but de sensibiliser les futurs cadres et managers aux enjeux de la prévention des risques professionnels. Si la participation au challenge ne requiert pas de connaissances préalables approfondies dans le domaine, pour cette seconde édition, les organisateurs ont permis aux étudiants de concourir dans deux catégories, « initiés » et « confirmés », selon leur niveau de connaissance en santé et sécurité au travail (SST). En pratique, le 23 janvier 2025, lors d’une session de qualification en distanciel, les équipes ont dû répondre à une étude de cas dédiée à la SST. Pour évaluer leur travail, le jury, composé d’experts de l’INRS, s’est concentré sur les points suivants : la compréhension du sujet, l’identification des risques professionnels inhérents à un environnement et à une situation de travail donnés, l’analyse des effets et conséquences de ces risques pour les salariés et l’entreprise, et la qualité et l’opérationnalité des solutions proposées. Ensuite, trois équipes ont été retenues, pour chaque catégorie, afin de présenter un grand oral. À l’issue des délibérations des deux jurys, composés d’experts de caisses du réseau Assurance maladie-risques professionnels et de l’INRS et, le premier prix a été décerné aux étudiants palois de l’école d’ingénieurs CESI pour les « initiés », et à une équipe messine du Cnam pour les « confirmés ». L’édition 2025 a réuni 23 grandes écoles, soit 15 écoles d’ingénieurs et 8 écoles de management. « 275 étudiants, répartis en 64 équipes concurrentes (39 pour le niveau ”initiés“ et 25 pour le niveau ”confirmés“), ont relevé le défi. Cette progression de la participation et cet engouement des étudiants pour les questions de SST sont de bon augure pour l’avenir de ce challenge créé par l’INRS », se réjouit Gérard Moutche, responsable du département formation de l’INRS.
Événement
L’INRS ouvre ses portes
Le dimanche 22 juin, à partir de 10 h, l’INRS ouvre exceptionnellement les portes de ses laboratoires de recherche à Vandoeuvre-lès-Nancy (54). L’occasion de rencontrer les équipes de l’Institut, qui compte quelque 250 chercheurs et ingénieurs, et de découvrir leurs actions au profit de la prévention des risques professionnels. « Nous avons 21 laboratoires spécialisés et actuellement 80 études en cours, explique Michel Pourquet, directeur du centre INRS de Lorraine. C’est un centre de recherche pluridisciplinaire qui couvre tous les risques professionnels, avec une activité qui englobe à la fois la recherche fondamentale et la recherche appliquée. L’idée est de s’inscrire dans un continuum qui vise la création de connaissances scientifiques et techniques, et leur transfert aux entreprises sous forme de démarches, méthodes et outils.» Au programme de cette journée, une vingtaine d’animations et démonstrations dont la visite de la chambre sourde, des activités au microscope pour observer les effets des produits chimiques sur l’audition et l’équilibre, ou le passage percutané de substances pouvant entraîner des allergies professionnelles, des tests d’efficacité de masques respiratoires sur un dispositif anthropomorphe, ou encore l’analyse du mouvement des gestes des coiffeurs et la présentation de nouveaux ciseaux, ergonomiques, pour prévenir les TMS dans ce secteur. La possibilité également de visiter le camion labo de l’INRS, aménagé pour des interventions en entreprise, avec des appareils d’audiométrie et de prélèvement d’air exhalé, et de découvrir les activités de l’Institut autour des exosquelettes, de la réalité virtuelle et de la cobotique. « La dernière Journée portes ouvertes du centre a eu lieu en 2017, pour les 70 ans de l’INRS, rappelle Michel Pourquet. L’objectif est de faire connaître, en particulier localement, nos activités, auprès d’un public varié de professionnels, de préventeurs. ».
BTP
Un site web pour les CSPS
L’OPPBTP met en ligne un espace dédié aux coordonnateurs de sécurité et de protection de la santé (CSPS). Ces professionnels, dont la présence sur un chantier est obligatoire dès lors qu’au moins deux entreprises interviennent, ont pour rôle de sécuriser les opérations, de prévenir les risques liés à la coactivité, de limiter les accidents et d’améliorer les conditions de travail. Au menu : des actualités, des outils pratiques pour accompagner les CSPS au quotidien, des ressources juridiques, pour mieux comprendre et appliquer la réglementation en vigueur, des questions-réponses et des retours d’expériences.
Sécurité routière
Une semaine pour sensibiliser
Les accidents de la route sont la première cause de mortalité dans le cadre professionnel. Du 12 au 16 mai 2025 se dérouleront les Journées de la sécurité routière au travail pour sensibiliser les salariés à ce sujet. Pour aider les employeurs à organiser des animations, la Sécurité routière met à leur disposition des kits personnalisables, téléchargeables, composés d’affiches, de mails prêts à la diffusion, d’animations interactives, de quiz ou de vidéo, et propose trois formats : une semaine de sensibilisation par mail, une demi-journée d’échange à distance ou, le plus complet, une semaine dédiée avec une thématique par jour (téléphone, vitesse, alcool…).
Règlementation
Rayonnements ionisants et protection des travailleurs
Le 30 décembre 2024, le décret n° 2024-1238 a été publié, introduisant de nouvelles obligations pour améliorer la protection des travailleurs contre les risques dus aux rayonnements ionisants. Ce texte présente notamment la nouvelle fonction d’opérationnel en radioprotection : il s’agit d’un salarié désigné par l’employeur pour suppléer le conseiller en radioprotection en cas d’absence et pour mettre en oeuvre certaines missions sous sa supervision (évaluation des risques, surveillance des expositions individuelles…). Ces opérationnels seront formés par des conseillers en radioprotection ou des organismes certifiés. Ces dispositions entreront en vigueur le 1er janvier 2027. Le décret transforme aussi les certificats d’aptitude à manipuler les appareils de radiologie industrielle (Camari) en certifications professionnelles, qui seront délivrées au nom de l’État à partir de 2026. Parmi les nouvelles dispositions applicables depuis le 1er janvier 2025, on trouve la création d’une zone de sécurité radiologique en cas de découverte d’une source radioactive ou encore la mise en place d’une zone radon intermittente sous certaines conditions.