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En bref

Les actualités prévention de juin

Chaque mois, la rédaction de Travail & Sécurité propose une sélection des actualités du monde de la santé et la sécurité au travail. 

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La rédaction - 18/06/2026
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Vue d'une livraison à vélo en ville.

Livreurs à vélo

Une enquête dévoile des corps usés par le travail

Douleurs chroniques, détresse psychologique, renoncement aux soins… Réalisée par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Institut national d’études démographiques (Ined), l’enquête Santé-Course a été menée auprès de 1 004 livreurs de plates-formes numériques de livraison de repas à Paris et Bordeaux. Dévoilée le 31 mars dernier, elle révèle l’ampleur des risques professionnels dans ce secteur où les corps sont usés par cette organisation de travail plate-formisée. 44,8 % des livreurs, majoritairement des hommes, jeunes, nés à l’étranger et sans titres de séjour stables, constatent une dégradation de leur état de santé depuis qu’ils exercent ce métier et les troubles musculosquelettiques sont nombreux : 35,7 % souffrent de douleurs lombaires ; 22,3 % des épaules ; 30 % du haut du dos. En outre, un tiers présente des troubles génito-urinaires liés à la pratique intensive du vélo. Cette dernière est aussi la principale cause d’accident du travail, et 59 % des livreurs en ont déjà été victimes. Du côté de la santé mentale, les chiffres sont tout aussi préoccupants puisque 44,6 % des livreurs sont en situation de détresse psychologique modérée à sévère tandis que 36,2 % se sentent souvent ou très souvent seuls. La fatigue chronique (84,7 %), les maux de tête (63,5 %) et les troubles du sommeil (53,3 %) complètent ce tableau. Des symptômes aggravés par un climat de peur, lié aux discriminations et aux agressions verbales (60 %) et physiques (27 %). L’enquête souligne également les difficultés d’accès aux soins qui pénalisent encore davantage la santé de ces travailleurs dont 31,3 % n’ont aucune couverture maladie et dont 32,7 % ont renoncé à des soins au cours des douze derniers mois. Les auteurs appellent à une mobilisation conjointe des pouvoirs publics, des plates-formes et des acteurs de santé pour améliorer ces conditions de vie et de travail particulièrement difficiles.

Vue d'une bande-dessinée au sujet des livreurs à vélo.

Événement

Le site de l’INRS se transforme

Le site de référence pour les internautes en quête d’informations techniques, médicales et juridiques en santé et sécurité au travail (SST), www.inrs.fr, évolue. Objectif de cette transformation ? Fluidifier l’accès aux ressources de l’Institut. Avec un moteur de recherche unifié, permettant d’interroger simultanément la médiathèque et les bases de données techniques, ce nouveau site bénéficie d’un design épuré. L’ergonomie des dossiers a été notamment repensée pour offrir une navigation intuitive, y compris sur mobile. Dirigeants de PME, élus de CSE, DRH, préventeurs de métier… chaque utilisateur, quel que soit son niveau d’expertise en SST, accède en quelques clics aux ressources pour agir sur le terrain : documentation juridique et technique (dossiers réglementaires, fiches toxicologiques…), outils pratiques (logiciels d’aide à l’évaluation des risques, comme Seirich pour le risque chimique ou l’offre OiRA pour les TPE-PME, et brochures de prévention, supports pédagogiques (affiches, vidéos de formation), espace dédié aux CSE…

Festival internation des médias pour la prévention

L’appel à candidature est lancé pour les « Oscars » de la sécurité au travail

Le Festival international des médias pour la prévention (IMFP) pose ses valises à Dakar, au Sénégal, du 26 au 30 avril 2027, dans le cadre du XXIVe Congrès mondial sur la santé et la sécurité au travail. Organisé tous les trois ans depuis 1990, cet événement met à l’honneur les meilleures productions multimédias consacrées à la prévention des risques professionnels. Jusqu’au 31 août 2026, professionnels, étudiants, réalisateurs, entreprises et institutions du monde entier peuvent soumettre leurs oeuvres, produites depuis janvier 2023, dans des formats variés tels que film, documentaire, animation, clip vidéo, spot TV, site web, application, formation en ligne, médias sociaux… Aucune limite de durée n’est imposée. Les oeuvres présélectionnées seront projetées pendant le congrès. Un jury international d’experts désignera les lauréats, récompensés lors d’une cérémonie officielle le 27 avril 2027. « Ce festival est une occasion unique de découvrir comment la santé et la sécurité au travail sont abordées dans différentes cultures, et de partager des solutions innovantes avec des professionnels du monde entier », soulignent les organisateurs.

Vue d'une situation de travail avec des batteries lithium.

Lithium

L’Anses fait le bilan et met en garde

Médicaments, batteries de voitures et de téléphones, verres techniques, céramique, produits cosmétiques... Le lithium entre dans la fabrication de nombreux produits. Face à la croissance de ses usages et aux projets de mines d’extraction en Europe, notamment en France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a décidé de dresser un état des lieux des connaissances sur les effets du lithium, et plus particulièrement de trois de ses sels, sur la santé humaine et l’environnement. Elle propose de classer ces substances comme toxiques pour la reproduction (catégorie 1A et 1B) dans le cadre du règlement européen CLP, ce qui rendrait obligatoire l’étiquetage de ces sels. Elle recommande également que les évaluations des risques, réalisées réglementairement par les industriels, prennent en compte les effets reprotoxiques et sur le système hormonal (perturbateur endocrinien) du lithium et de ses sels, et appelle à ce que toute donnée d’exposition de l’être humain et de l’environnement puisse être mise à disposition des autorités publiques. Autre préconisation : l’Anses souhaite que le lithium soit identifié comme « substance extrêmement préoccupante ». Le but étant d’inciter les industriels à fournir des données précises sur les usages et les expositions au lithium, et de renforcer ainsi les mesures de protection des travailleurs exposés, en encourageant notamment sa substitution par des substances moins préoccupantes lorsque cela est possible.

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