Le 10 mars dernier, les lauréats du « Health at Work Challenge » 2026, un concours dédié aux étudiants niveaux licence 3 et master 1 et 2 de grandes écoles et universités françaises, ont été récompensés dans les locaux de l’INRS à Paris. Conçu et organisé pour la troisième année par l’INRS, ce challenge a vocation à sensibiliser les futurs cadres et managers issus de toutes les filières (marketing, finance, ingénierie, chimie…), hors filières qualité hygiène, sécurité, environnement, aux enjeux de la prévention des risques professionnels.
« En proposant des ressources pédago giques variées, l’INRS accompagne les établissements d’enseignement supérieur afin qu’ils intègrent davantage des questions de santé et sécurité au travail dans les cursus des futurs ingénieurs et managers. Ce challenge est un rendez-vous qui permet chaque année aux étudiants mobilisés de mettre en application de façon concrète des notions acquises et de réfléchir collectivement aux moyens de prévention permettant d’améliorer durablement les conditions de travail en entreprise », explique Olivier Macaire, responsable du pôle formation initiale à l’INRS.
Treize grandes écoles (cinq écoles d’ingénieurs et huit de management) ont participé, soit 141 étudiants répartis en 34 équipes, 18 concourant dans la catégorie « Initiés » et 16 dans la catégorie « Confirmés », suivant leur niveau de connaissance en santé et sécurité au travail. « Leur investissement montre leur intérêt pour faire évoluer les pratiques managériales pour une meilleure prise en compte de la santé au travail », poursuit le responsable de formation.
Le jour de la finale, les équipes qualifiées, accompagnées de leurs référents pédagogiques, se sont retrouvés pour un grand oral, précédant la remise des prix décernés par un jury d’experts de l’INRS et de caisses du réseau de l’Assurance maladie-risques professionnels. « Le challenge remet en perspective ce que l’on observe au cours de nos stages », témoigne l’un des trois élèves ingénieurs de l’Estia (École supérieure des technologies industrielles avancées) de Bidart, dans les Pyrénées-Atlantiques, récompensée par le premier prix dans la catégorie « Initiés ».
Confronter ses connaissances aux réalités du terrain
L’une des originalités de leur projet de prévention a été de soumettre leurs solutions à des professionnels. « Nous avons démarché une quinzaine d’entreprises locales et avons présenté notre travail à l’une d’elles. En tant qu’ingénieurs généralistes, cela a permis de confronter notre diagnostic à la réalité du terrain et de faire évoluer nos propositions, en mettant notamment l’accent sur l’écoute des salariés, la participation de tous qu’ils se sentent embarqués et la communication », évoque l’un des étudiants. Côté « Confirmés », le premier prix a été attribué à cinq étudiantes ingénieures en génie biologique de Polytech Angers. « Nous avions été initiées à la santé et la sécurité au travail en début de 4e année, décrit l’une d’entre elles.
Dans le cadre de ce concours national, nous avons apprécié l’opportunité de faire le lien entre nos cours et une étude de cas qui permet une mise en application concrète. » Grâce au soutien de leur équipe pédagogique, les étudiantes n’ont pas hésité à « sortir du cadre de l’école », entrant par exemple en contact avec des consultants. Pour mener leurs réflexions, elles se sont toutes attribué un rôle : ingénieure HSE, consultante en stratégie, chargée de prévention des risques professionnels… « Ça responsabilise énormément, affirme une autre de ces étudiantes lauréates. Avec une approche ludique, nous avons pu nous transposer dans des situations que l’on pourra rencontrer dans notre vie professionnelle et sur lesquelles nous serons collectivement amenées à réfléchir. »
Les inscriptions pour la prochaine édition du challenge auront lieu fin 2026. Les épreuves de qualification, qui consistent à répondre à une étude de cas en santé et sécurité au travail, en distanciel, se feront en janvier 2027 et l’oral, en mars, pour les équipes qualifiées.
LE PALMARÈS DU « HEALTH AT WORK CHALLENGE » 2025
Catégorie « Initiés »
- 1er prix : Estia (École supérieure des technologies industrielles avancées), Bidart, Pyrénées- Atlantiques
- 2e prix : UTBM (Université de technologie de Belfort Montbéliard), Montbéliard, Doubs
- 3e prix : Essec (École supérieure des sciences économiques et commerciales), Cergy Pontoise, Val-d’Oise
Catégorie « Confirmés »
- 1er prix : Polytech Angers, Angers, Maine-et-Loire
- 2e prix : Polytech Angers, Angers, Maine-et-Loire
- 3e prix : Pigier Rouen, Rouen, Loire-Atlantique