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Rénovation de bâtiments

Un parapluie pour assurer une couverture optimale

AuxR_Logis, bailleur social de l’Auxerrois, dans l’Yonne, mène en tant que maître d’ouvrage d’importants travaux de réfection des toitures d’une partie de son parc immobilier. Un chantier au long cours qui doit allier efficacité, maîtrise des coûts et protection des travailleurs.

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Lucien Fauvernier - 11/05/2026
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Dans le quartier Saint-Siméon des Hauts d’Auxerre, AuxR_Logis, bailleur social, est propriétaire au sein du chef-lieu de l’Yonne d’un important parc immobilier composé de 60 bâtiments d’habitations à loyer modéré (HLM). « Construits dans les années 1970, ce sont des immeubles plutôt petits, de type R+5 ou R+7 maximum, explique Frédéric Gasset, chargé d’opérations service développement et rénovation. Nous avons récemment entamé un vaste chantier de réfection des toitures, qui concerne l’intégralité du parc, avec l’obligation de devoir s’adapter à chaque fois à la spécificité du bâti. En effet, tous les bâtiments n’ont pas été construits de la même façon. »

Un premier immeuble a déjà été traité lors d’un chantier qui a demandé près de cinq mois de travail : un étancheur met d’abord à nu l’intégralité du toit par retrait des différents revêtements, puis le maçon intervient afin de préparer les réhausses d’acrotères. Un serrurier pose ensuite les supports de garde-corps, tandis qu’un spécialiste CVC – chauffage, ventilation et climatisation – effectue le remplacement du groupe VMC avant une dernière intervention de l’étancheur. « C’est un chantier qui n’est pas spécialement complexe, poursuit le chargé d’opération du bailleur social, mais qui implique une multiplicité d’acteurs. C’est pourquoi nous avons intégré dans notre appel d’offres un lot dédié “échafaudage” afin que celui-ci soit installé dès le début des opérations et mutualisé tout au long des travaux. »

250 000 euros, c’est le montant du lot « échafaudage ». Un coût conséquent pour un chantier de réfection de toiture de trois bâtiments de 800 000 euros.

Ce lot spécifique est un atout sécurité majeur pour tous les corps de métiers intervenant sur le chantier et il facilite le déroulé des opérations. « Pour nous, en tant que maître d’ouvrage, c’est non seulement un gage de sérénité concernant la sécurité globale du chantier, mais aussi un gain de temps dans le suivi du chantier, ajoute Frédéric Gasset. L’échafaudage, avec la sécurisation périphérique, nous libère de l’astreinte de la visite journalière sur chantier. Un suivi une fois par semaine est suffisant. »

Un échafaudage mutualisé équipé d’un parapluie

Le retour d’expériences qui a été réalisé sur le premier chantier a mis en évidence un délai de réalisation trop long, en raison d’une météo souvent capricieuse qui a obligé à arrêter les travaux. « Notre objectif est de traiter l’intégralité de notre parc à Saint-Siméon, indique Grégory Rebouleau, technicien travaux chez AuxR_Logis. Cinq mois pour la réfection d’un seul bâtiment, c’était trop. Ça allait à l’encontre de notre volonté de nous inscrire dans un cercle vertueux qui permette à tous nos locataires de bénéficier le plus rapidement possible de cette rénovation. » La décision est alors prise d’ajouter au lot échafaudage la pose d’un « parapluie » afin de protéger le chantier des intempéries et ce, malgré un coût supplémentaire non négligeable pour des travaux de cette envergure.

Alors que l’installation d’un tel dispositif peut sembler complexe, Musa Meric, fondateur de l’entreprise Speed Échafaudage, se montre rassurant. « Nous avons l’habitude de proposer des solutions d’échafaudage : nous avons monté celui pour la cathédrale de Rouen récemment. Là, c’était un vrai défi. En revanche, il est vrai que nous intervenons rarement pour la pose d'un parapluie sur de petits chantiers comme celui-ci. »

L’échafaudage mis  en commun pour l’ensemble des intervenants est complété par un parapluie qui couvre le toit et offre aux ouvriers chargés  de sa réfection  de travailler à l’abri des intempéries.

Pour Frédéric Gasset, aucun doute, cette solution donne pleinement satisfaction : « Nous avons commencé les travaux sur trois autres bâtiments, avec rotation du parapluie en fonction de l’avancée globale du chantier, afin d’optimiser les coûts. Nous arrivons à la fin des opérations de réfection sur un bâtiment en un temps record d’environ un mois. De plus, éviter les interruptions de chantier en raison des intempéries, c’est éviter de multiplier les remobilisations qui sont souvent des moments critiques en termes de risques. » Le chargé d’opération note également l’intérêt du dispositif pour le confort des locataires qui échappent ainsi à d’éventuelles infiltrations d’eau durant les travaux : « La principale difficulté de ce type de chantier est d’assurer la mise hors d’eau du bâtiment. Avec le parapluie, cette question ne se pose tout simplement plus. »

Du confort de travail, même sur les toits

Sur site, en haut du bâtiment 4, allée du Foulon, où les travaux de couverture sur une surface de 345 m2 se terminent, aucune bourrasque ne vient perturber les ouvriers alors qu’à l’extérieur du parapluie, des rafales intermittentes se font entendre. « Les conditions de travail sont optimales, témoigne Christophe Payen, chef d’équipe chez Egitec. Nous sommes à l’abri des aléas climatiques, et sur un chantier, c’est très rare. » Ce dernier reconnaît d’ailleurs que généralement, les travaux d’étanchéité sur toiture ne sont pas réalisés en hiver en raison de la pluie ou de la neige.

L’installation du parapluie a aussi été l’occasion de repenser l’approvisionnement en matériaux du chantier – plaques OSB, isolant… Auparavant, une grue de levage venait déposer ces éléments directement sur le toit, ce qui entraînait au sol un certain nombre de risques dont celui de collision. Sans compter la dégradation des pelouses par les engins. Désormais, une sapine de levage, munie d’un treuil, permet la manutention des charges jusqu’au chantier. « L’idéal serait d’avoir un monte-charge, reconnaît Frédéric Gasset. C’est un coût supplémentaire que nous allons évaluer lors de notre bilan de fin de chantier. » Une idée soutenue par Céline Bucheton, contrôleuse de sécurité à la Carsat Bourgogne-Franche-Comté : « Cela permettrait de supprimer le risque lié aux manutentions qui subsiste, compte tenu de la hauteur, même avec le treuil. En revanche, concernant l’amélioration globale de la sécurité sur chantier, le fait que l’échafaudage soit dans un lot spécifique lors de l’appel d’offres, c’est vraiment un progrès que nous soutenons. » 

FICHE D'IDENTITÉ

Établissement : AuxR_Logis

Localisation : Auxerre (Yonne)

Activité : bailleur social avec 6 218 logements en gestion locative sur 31 communes de l’Yonne

Effectif : 139 salariés

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