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Sécurisation des racks de stockage

Des fondamentaux à ne pas oublier

Une palette qui tombe de son rack, un rayonnage qui s’effondre après un choc… Voilà le genre d’accidents qui peut survenir lorsque le stockage de marchandises est insuffisamment sécurisé. Pour protéger ses salariés de ce type de risques, l’Hyper U de La Chapelle-sur-Erdre s’est appuyé sur les bonnes pratiques en matière d’installation de racks et des fondamentaux de la prévention en matière de stockage.

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Damien Larroque - 01/09/2026
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Les salariés sont encouragés à signaler les détériorations sur les rayonnages, comme une déformation  sur un rack, ou sur  les engins afin d’y remédier au fil de l’eau.

L’hyper U de La Chapelle-sur-Erdre, en Loire-Atlantique, à deux pas de Nantes, dispose d’une surface de vente de 6 000 m2. Pour en approvisionner les rayons, un à trois semi-remorques de 40 tonnes ravitaillent quotidiennement le magasin. Si la plupart des produits qui en sortent sont immédiatement stockés dans les réserves, quelques palettes partent directement combler les vides laissés dans les rayons par le passage des clients. Et tout au long de la journée, un ballet de tire-palettes a lieu entre les stocks et le magasin afin qu’aucune référence ne manque et ainsi satisfaire les acheteurs.

« Chaque jour, dans notre réserve, de 70 à 80 salariés se croisent et se recroisent à pied, en manœuvrant un tire-palette ou aux commandes d’un gerbeur, souligne Emmanuel Marinier, responsable sécurité maintenance et entretien de l’hypermarché. Les rayonnages qui supportent la marchandise sont très sollicités et peuvent être à l’origine d’accidents liés à la chute d’objets ou à l’effondrement des structures elles-mêmes. »

14 engins de manutention (transpalettes et gerbeurs) sont utilisés en réserve et sur la surface de vente de l’hypermarché.

Aussi, en 2020, lorsque le magasin passe sous pavillon U, la nouvelle direction s’appuie sur les recommandations de l’enseigne pour l’installation de racks. « Coopérative U publie des fiches de sécurité regroupant les clés de prévention des risques auxquels les différents postes de travail peuvent exposer les salariés, affirme Emmanuel Marinier. Celle dédiée aux opérations de stockage nous a permis d’intégrer la dimension sécurité dans le cahier des charges pour le fabricant. »

Lorsque Gwenaël Judic, contrôleur de sécurité de la Carsat Pays de la Loire, se rend dans l’entreprise, il est satisfait de ce qu’il découvre. « Sur le terrain, je constate régulièrement des anomalies sur les fondamentaux de prévention dans les réserves. J’invite les entreprises à télécharger la fiche INRS 'Sécuriser les rayonnages métalliques de stockage en hauteur. Risques de choc ou d'écrasement' (ED 6468) qui récapitule parfaitement et simplement les règles d’une démarche efficace en la matière. Ici, au-delà de deux ou trois petites omissions vite corrigées, les racks étaient sécurisés dans les règles de l’art. »

Éviter toute chute

En effet, dans l’entrepôt de l’hypermarché, les pieds des rayonnages, dont le quatrième niveau culmine à presque cinq mètres, sont solidement fixés au sol et protégés avec des sabots qui n’entrent pas en contact avec l’installation, évitant ainsi la propagation des vibrations si un engin heurte le bouclier. Avec le même souci d’éviter les cognements de la structure par les tire-palettes et gerbeurs, des protections latérales sécurisent l’espace entre les sabots en bout d’allée, empêchant par exemple une fourche de s’y introduire, ce qui pourrait déclencher l’écroulement de la structure.

De plus, la majorité des racks étant jumelés dos à dos, des butées ont été positionnées à leur jonction. « C’est très utile, notamment lorsque l’on travaille sur les niveaux supérieurs. Depuis le gerbeur, on ne voit pas derrière la palette qui monte, ce qui rend plus difficile l'estimation de la distance avec celle entreposée sur l’étagère en vis-à-vis que l’on risque de bousculer et de faire tomber, explique Émerance Hervé-Cauzic, adjointe épicerie, droguerie, hygiène, parfumerie et liquide. Même si nous prévenons les collègues afin qu’ils ne circulent pas dans la zone concernée, ces butées sont précieuses. » Pour les quelques racks solitaires, ce sont des filets antichute tendus sur leur face arrière qui protègent les équipes d’une éventuelle chute d’objet.

Les pieds des rayonnages sont solidement fixés au sol et protégés avec des sabots qui n’entrent pas en contact avec l’installation, évitant ainsi la propagation  des vibrations  si un engin heurte  le bouclier. Dans  le même souci, des protections latérales sécurisent l’espace entre les sabots en bout d’allée.

Après avoir pioché dans une palette pour un réassort, il est demandé aux salariés de refilmer celle-ci avant de la remettre en place afin qu’aucun carton ne puisse tomber. Enfin, des goupilles de sécurité équipent les étagères pour éviter le décrochement accidentel des lisses et entretoises. « Comme les chocs ne sont pas rares, nous préconisons au minimum une vérification annuelle des racks, par un organisme de contrôle extérieur ou une personne compétente, afin de les remettre en état », souligne Gwenaël Judic.

« Nous nous servons d’un document guide que nous fournit Coopérative U afin de ne rien oublier, précise Emmanuel Marinier. Nous l’intégrons ensuite dans un registre de sécurité dématérialisé qui assure la traçabilité et nous prévient de la date anniversaire de la dernière vérification. » Les salariés sont également encouragés à signaler les détériorations sur les rayonnages ou sur les engins afin d’y remédier au fil de l’eau. « Si l’on trouve une vis par terre ou que l’on repère une déformation sur un rack, par exemple, on a le réflexe d’informer notre manager, confirme Émerance Hervé-Cauzic. Et, depuis février dernier, les marquages au sol ont amélioré la fluidité des flux. Nous risquons moins de heurter les rayonnages. »

Un panneau récapitulatif des consignes de sécurité doit bientôt être affiché à l’entrée de la réserve (port des chaussures de sécurité, liste des employés autorisés à la conduite d’engin, liste des sauveteurs secouristes du travail, interdiction d’encombrer les sorties de secours…). « Au-delà des piqûres de rappel pour les équipes, il informera les éventuels visiteurs, comme les fournisseurs qui viennent pour une animation et vont chercher leurs produits dans les stocks, précise Emmanuel Marinier. Nous inviterons aussi les collègues à inscrire sur ce tableau les éventuels dysfonctionnements, manquements ou remarques afin de nourrir des focus prévention qui consolideront notre culture en la matière. » 

IDENTITÉ

Nom : Hyper U

Lieu : La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique)

Activité : grande distribution, avec un entrepôt de 800 palettes réceptionnées et stockées par semaine

Surface : 8 000 m2 dont 2 000 de stockage

Effectif : 210 salariés

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