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Les équipements de protection individuelle

Un EPI, qu'est-ce que c'est ?

Un équipement de protection individuelle est destiné à protéger un travailleur contre un ou plusieurs risques pour sa santé ou sa sécurité. Définition, exemples, familles d’EPI, catégories réglementaires, notice et vérifications : cinq points permettent de mieux identifier ce qui relève ou non d’un EPI.

5 minutes de lecture
Céline Ravallec, Delphine Vaudoux - 02/10/2026
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Illustration d'EPI.

Un EPI c'est...

Un équipement de protection individuelle.

Il s’agit d’un « dispositif ou moyen destiné à être porté ou tenu par une personne en vue de la protéger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santé ou sa sécurité ». Ne sont traités dans ce dossier que les EPI destinés à être utilisés par des travailleurs, parmi lesquels on peut citer les casques de protection, les chaussures de sécurité, les gants, les lunettes de protection, les appareils de protection respiratoire, les systèmes d’arrêt de chutes ou encore les vêtements de protection contre la chaleur, les produits chimiques ou le feu. Ils sont multiples car les risques contre lesquels ils protègent sont également d'origine variée : biologique, chimique, mécanique, électrique, rayonnements ionisants ou non ionisants…

Un EPI ce n'est pas...

Un équipement qui ne protège pas contre un risque.

On peut citer les vêtements de travail classiques ou les uniformes, les masques chirurgicaux ou médicaux portés par le personnel soignant pour protéger un patient ou son environnement (hormis lorsqu’ils possèdent un double marquage DM, pour dispositif médical, et EPI), les masques en tissu d’usage grand public, les chaussures de travail non coquées, les lunettes de vue ordinaires (elles corrigent la vision mais n’ont pas de résistance mécanique ou la forme enveloppante requise), les casques de moto ou scooter, les casques de protection passive dits casques anti-heurts, les gants de cuisine ou de ménage…
Est également exclu tout équipement :

  • non tenu ou non porté par l’utilisateur (tapis isolant pour un électricien, écran de protection fixé sur un poste de travail…) ;
  • avertissant d’un risque et n’ayant pas de fonction de protection du travailleur (détecteur de gaz, dispositif d’alerte pour travailleur isolé) ;
  • utilisé seulement pour effectuer des tâches physiques avec moins d’effort ou plus de confort, sans offrir de fonction protectrice, tels que les exosquelettes ;
  • les vêtements de travail s’ils ne protègent pas contre un risque identifié.

Huit familles et trois catégories

Il existe huit familles d’EPI : protection de la tête, protection de l’ouïe, protection des yeux et du visage, protection des voies respiratoires, protection des mains, protection des pieds, vêtements de protection, protection antichute.

Par ailleurs, le règlement 2016/425 du Parlement européen relatif aux EPI les classe en trois catégories : catégorie I contre les risques mineurs exclusivement, catégorie III contre les risques qui peuvent avoir des conséquences très graves telles que des dommages irréversibles ou la mort (noyade, chute de hauteur, rayonnements ionisants), catégorie II pour tous les autres EPI non classés dans les deux premières catégories.

À chaque catégorie est associée une procédure de l’évaluation de la conformité du modèle d’EPI, que l’on peut résumer dans le tableau ci-dessous.

Tableau des catégories d'EPI.

Lisez la notice !

Chaque EPI doit obligatoirement être livré avec une notice rédigée en français. Outre le nom et l’adresse du fabricant, elle doit contenir les informations suivantes :
 

  • les instructions de stockage, d’emploi, de nettoyage, d’entretien ou de désinfection ;
  • les performances et la classe de protection du produit, ainsi que le risque à couvrir pour lequel il a été conçu, de même que ses limites d’utilisation ;
  • la signification du marquage concernant la santé et la sécurité s’il existe (en vertu d’une norme harmonisée de référence, par exemple) ;
  • le délai de péremption ou les données permettant à l’acquéreur ou l’utilisateur de déterminer un délai de péremption praticable ;
  • la référence au règlement (UE) n° 2016/425 ;
  • le nom et le numéro d’identification de chaque « organisme notifié » (ON) intervenant dans l’évaluation de la conformité de l’EPI ;
  • les références de normes harmonisées utilisées ou d’autres spécifications techniques utilisées pour la conception/fabrication ;
  • l’emballage approprié au transport des EPI ;
  • l’adresse du site internet où la déclaration UE de conformité peut être aisément consultée, à moins que cette déclaration n’accompagne l’EPI.

Check-up indispensable

Les EPI doivent faire l’objet de vérifications avant leur utilisation ainsi que de vérifications périodiques :

  • avant chaque utilisation, les EPI doivent faire l’objet d’une vérification de leur maintien en état. À cette occasion seront contrôlés les indicateurs de détérioration comme l’usure des composants, ainsi que les dates ou délais de péremption ;
  • des vérifications périodiques doivent également être réalisées sous la responsabilité de l’employeur, afin de s’assurer du maintien en état des EPI et, le cas échéant, de procéder aux réparations nécessaires ou au renouvellement de ces EPI.

    C’est à l’employeur de définir la périodicité et le rythme de ces vérifications, en tenant compte des contraintes auxquelles sont soumis les EPI ainsi que les informations fournies par le fabricant. À noter que pour certains EPI, la réglementation impose à l’employeur la nature et la périodicité de ces vérifications.

LE CAS PARTICULIER DES EPI D'OCCASION

Lorsque des EPI d’occasion sont remis sur le marché, ils sont soumis aux mêmes règles que les EPI neufs. Ainsi, ils doivent être conformes aux règles techniques qui leur sont applicables et être accompagnés de la notice d’utilisation. Un certificat de conformité doit être remis au repreneur par le responsable de l’opération. À noter que cela ne concerne que les EPI d’occasion faisant l’objet d’une vente ou d’une cession à quelque titre que ce soit, en vue de leur utilisation. Dans les cas de location ou de mise à disposition réitérée d’un EPI d’occasion, le responsable de l'opération doit s’assurer de son maintien en état de conformité (respect des instructions de stockage, d'emploi, de nettoyage, d’entretien, de révision… et vérifications générales périodiques). Attention toutefois, certains EPI ayant déjà été utilisés ne peuvent être réutilisés. C’est le cas notamment des :

  • EPI à usage unique ;
  • EPI dont la date de péremption ou la durée d’utilisation est dépassée ;
  • EPI ayant subi un dommage quelconque, même réparés ;
  • casques de protection de la tête contre les chocs mécaniques ;
  • EPI contre les agents infectieux ;
  • EPI de catégorie III, à l’exception des appareils de plongée.
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